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[Journée 38] PSG 1-1 CAEN

Sur le gong, Caen a égalisé pour arracher son maintien. Malgré la solidité de Trapp, malgré de véritables opportunités aussi, Paris n’a pas pu boucler ce championnat sur un 14e succès au Parc. Mais le club de la capitale termine cette saison invaincu à domicile. Une spécificité maison.

LE FILM DU MATCH : PARIS, A QUELQUES SECONDES PRES…
Côté contenu, et comme attendu face à un SM Caen en mode « survie » on a assisté à une partie débridée, sans véritable filtre. D’entrée, les joueurs de la capitale impriment une cadence diabolique. Aurier pour un cheveu (4e) puis Cavani in extremis (8e) flirtent avec une délivrance précoce. Le 3-5-2 normand est sur le reculoir, et c’est Rabiot qui va se charger de l’exutoire. Quand il ne marque pas, Cavani garde son impact offensivement, et trouve donc Rabiot, démarqué. Le longiligne poumon de l’entrejeu en profite pour fixer Vercoutre d’une frappe téléguidée. C’est croisé, c’est en une touche, et ça fait mouche ! (1-0, 13e). L’occasion au passage pour Maxwell - capitaine ce soir - de s’adonner à une ultime effusion collective, avant de tirer sa révérence.

Paradoxalement, la formation caennaise - audacieuse - ne souffre pas la comparaison, mais pèche dans la finition. Trapp déloge d’abord de sa lucarne une frappe de Delaplace (11e), avant d’être inquiété par deux fois par Karamoh, qui tutoie puissance 2 l’égalisation (20e, 29e). Le double frisson est passé, la chance normande aussi au repos, et l’avantage reste parisien. Dans le deuxième acte, certains visages changent (Lo Celso et Thiago Motta remplacés par Pastore et Matuidi), mais la physionomie se dédouble. Maître dans l’animation, Paris se montre dangereux, notamment par Cavani, qui passe à quelques centimètres de son 50e but de la saison (57e).

Virtuellement barragiste, Caen joue son va-tout et Delaplace obtient un penalty… que Trapp détourne avec brio devant Rodelin (75e). La fin de partie est épique, le KO tout proche pour les joueurs de Garande, mais Cavani manque le cadre d’un rien (89e). Et puis, quatre minutes après une fausse joie sur un but refusé (87e), « Malherbe » va abattre sa dernière carte. Un coup de poker gagnant, puisque Rodelin coupe un centre tendu et catapulte le but du maintien sur le gong (1-1, 90e+1).Rageant, puisque le 14e succès de la saison « at home » était dessiné. A 99,9%. On se consolera avec un chiffre : ce soir, le Paris Saint-Germain a enregistré son 32e match officiel sans défaite Porte d’Auteuil. Un record. Ou plutôt une collection maison.

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L’IMAGE DU MATCH : ET POURTANT, TRAPP A ÉTÉ GÉANT
Une détente classée « haute voltige » devant Delaplace avait donné le ton, dès le premier quart d’heure (11e). Face aux Rodelin, Karamoh et autre Féret, Kevin Trapp aura longtemps retardé l’échéance, enfilant les interventions bien senties. Hermétique, solide sur ses appuis, le portier allemand a même sorti un penalty de Rodelin (75e), sur une parade de grande classe. La main ferme, l’œil aiguisé… jusqu’à la toute dernière incursion caennaise, et sa finition imparable. Le seul bémol d’une soirée traversée avec métier. Et maestria.

LE DERNIER ÉPISODE
Pour le terminus final, il faudra encore patienter une semaine. Samedi prochain (21h), Paris bouclera son exercice 2016-2017 par une finale de Coupe de France connotée Ligue 1, avec Angers dans le rôle de contradicteur. Un clap de fin au Stade de France avec un scénario intangible qui trotte dans les esprits d’Unai Emery et de ses protégés : s’adjuger cette édition centenaire !

Le 23/05/2017 à 02h20 par Toma421

Source : www.psg.fr